Des centres de repos pour les mamans à fondia
Le soutien des femmes au centre des préoccupations
L’activité de fondia est centrée sur des femmes dans le besoin. La fondation poursuit ainsi la tradition de son précurseur, qui avait écrit sur l’étendard de l’association «Réconfort et soutien aux femmes surchargées de travail».
1946
C’est en juin 1946 que quelques pasteurs ont créé le « Schweizerischer Verein für Müttererholungsheime der evang.-ref. Landeskirche » (Association suisse des centres de repos pour les mamans de l’Eglise évangélique réformée), qui allait devenir par la suite le «Verein evangelischer Ferienzentren, VEFZ» (Association des centres évangéliques de vacances). L’initiateur de cette œuvre, le pasteur Karl Schenkel, avait pris conscience, durant la guerre, des graves difficultés rencontrées par de nombreuses femmes et en particulier du poids énorme que représentait la double charge de travail assumée par les paysannes. Après les années de privations dues à la guerre, bien des femmes étaient physiquement et moralement épuisées. L’association voulait remédier à cette situation en permettant aux femmes de trouver réconfort et soutien dans des maisons de vacances dirigées par des chrétiens.
Un courageux travail de pionnier
L’association était la première organisation de ce type en Suisse. Les paroisses évangéliques lui réservèrent un excellent accueil.
Au cours de sa première année d’existence, déjà, l’association parvint à acheter le centre de cure Landegg, à Wienacht, en Appenzell. Par la suite, elle acquit d’autres maisons, dans les cantons de Berne et de Vaud. Son offre unique était très appréciée par les hôtes féminins. Les responsables des centres et de la relation d’aide, très engagés, contribuèrent beaucoup à ce que les femmes puissent se ressourcer dans les établissements du VEFZ.
Autres temps, autres mœurs
Le milieu hôtelier fut cependant marqué par de profonds changements. Les hôtes se mirent à poser des exigences de plus en plus élevées. A la fin des années septante, les maisons de l’association se virent menacées par de sérieux problèmes. Pour assurer leur avenir, il aurait fallu investir des millions de francs. Les ressources financières de l’association étaient loin de permettre de tels engagements.
L’association s’adapta alors aux nouvelles circonstances en formulant des objectifs plus généraux: elle proposa d’abord des vacances, assorties d’une relation d’aide, aux mères et aux familles, puis élargit son offre aux personnes seules et enfin, de plus en plus souvent, aux personnes âgées.
Objectif atteint
Karl Schenkel, le fondateur de l’association, mourut en 1977. Le comité directeur se plongea alors dans une réflexion de fond sur l’avenir du VEFZ. Au début des années quatre-vingts, il se vit contraint de se séparer de deux centres de l’association, déficitaires. Une étude de la clientèle démontra en fin de compte que seuls cinq pour cent des hôtes étaient encore « dans le besoin », au sens des objectifs de l’association.
1992
A l’issue de discussions intensives, l’association, complètement surannée, parvint à la conclusion que le but initial fixé par le pasteur Schenkel avait été atteint et qu’il fallait dissoudre l’association. La dernière assemblée des membres décida de consacrer le patrimoine de l’association à une fondation destinée aux femmes dans le besoin. C’est ainsi que le VEFZ posa la pierre angulaire de fondia, la fondation pour la promotion de la diaconie communautaire.
1993
Capital investi dans des projets pour les femmes
En juin 1993, l’assemblée des délégués de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) approuva la création de la Fondation pour la promotion de la diaconie communautaire dans le cadre de la FEPS. La fondation ouvrit un secrétariat à Berne et acquit rapidement la réputation de soutenir des projets pertinents, conçus pour et avec des femmes, des chômeurs et des migrants. Au bout de quelques années, elle choisit de s'appeler fondia.
Diaconie en évolution
Depuis 1994, fondia a soutenu des centaines de projets. Les critères d’attribution sont régulièrement réexaminés et, si nécessaires, adaptés aux conditions sociales ambiantes.

